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dimanche 5 avril 2020

De la légèreté... avec Lexomil...


Marina TsvetaevaVivre dans le feu.

Elle m'inspira ce petit haïku :

Avec Cioran, vous achetez la corde...
Avec Marina Tsvetaeva, vous montez sur la chaise...
Avec Beckett, vous hésitez...

vendredi 3 avril 2020

Le prurit littéraire est incurable...

Anton Tchekhov
« Aussitôt l’enfant né, on le lavera avec soin, puis après lui avoir donné le temps de se remettre de ses premières impressions, on le fustigera vigoureusement en lui répétant : “N’écris pas ! N’écris pas ! Ne sois pas écrivain !” Si, en dépit d’une pareille correction, le dit enfant manifeste une inclination pour la littérature, on essaiera alors la douceur. Et si la douceur ne donne pas non plus de résultat, abandonnez donc l’enfant à sa destinée et inscrivez “fichu”. Le prurit littéraire est incurable. »

Anton Tchekhov, Règles du jeu à l'usage des écrivains novices.

mercredi 1 avril 2020

dimanche 29 mars 2020

jeudi 26 mars 2020

Rions un peu avec Mimil... #3

Arrête de picoler, Ernst ! T'es bourré ! (Cioran & E.Jünger)
Emil Cioran, Entretien avec Jean-François Duval, juin 1979.

mardi 24 mars 2020

Rions un peu avec Mimil... #2

Cioran en confinement... On sent poindre une certaine joie de vivre...
Sur les cimes du désespoir, 1934.

dimanche 22 mars 2020

Rions un peu avec Mimil... #1

Pendant cette période d'infamie, d’épidémie, de pandémie, de pénurie, d'un-mètre-pas-moins et surtout de solitude sociale, pourquoi ne pas rire un peu et se tartiner du baume au cœur ? J’essayerais ici, dans la mesure du possible, pendant cette période de confinement gouvernemental obligatoire, de publier un post le plus régulièrement possible pour vous dilater la rate et pour que vous puissiez sonoriser votre quartier par un grand éclat de rire!
N'hésitez-pas à faire la même chose chez vous… (@Knulp)
Rions un peu avec  Emil… Emil Cioran bien sûr !  Ce grand déconneur devant l'Eternel ! Ce grand clown mystique !… Qui, j’en suis certain, vous fera rire à gorge déployée. Car, comment ne pas être pris d’une  bonne poilade mystique aigüe à l’évocation de ces titres : “Sur les cimes du désespoir”, “Le Crépuscule des pensées”, “Bréviaire des vaincus”, “Syllogismes de l'amertume”, “La Tentation d'exister”, “De l'inconvénient d'être né”, “Le mauvais démiurge”, “Écartèlement”, “Précis de décomposition” (surtout en ce moment).
Après, si vous ne trouvez pas ça drôle, j’ai envie de dire, c'est votre problème…

Un petit jeu ? Qui suis-je ?
Fenêtre sur le rien 1941-1945 (à ne pas confondre avec "Fenêtre sur cour") @Art et Fenêtres.

dimanche 1 mars 2020

Heureux ceux auxquels le bordel suffit...

Humour, hasard ou prescience ?... voir la pancarte !
Chacun possède ses raisons pour s’évader de sa misère intime et chacun de nous pour y parvenir emprunte aux circonstances quelque ingénieux chemin. Heureux ceux auxquels le bordel suffit !
Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit.

dimanche 8 septembre 2019

Céline en Italie...

(c)Simone Mestroni
(c)Simone Mestroni

(c)Simone Mestroni
(c)Simone Mestroni
(c)Simone Mestroni
(c)Simone Mestroni
" C’est plus difficile de renoncer à l’amour qu’à la vie. On passe son temps à tuer ou à adorer en ce monde et cela tout ensemble. « Je te hais ! Je t’adore ! » On se défend, on s’entretient, on repasse sa vie au bipède du siècle suivant, avec frénésie, à tout prix, comme si c’était formidablement agréable de se continuer, comme si ça allait nous rendre, au bout du compte, éternels. Envie de s’embrasser malgré tout, comme on se gratte. "

Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit.

La vidéo ici :

vendredi 3 mai 2019

J'ai tout usé en moi et autour de moi...


La vache ne saura jamais tout ce que les hommes lui doivent, car celui qui la trait se place derrière elle, de façon à ne pas être vu.

Mariez-vous en hiver. A l’époque des canicules, vous auriez moins de plaisir à vous serrer l’un contre l’autre.

Les mots «éternuer» et «éternité» ont la même origine ; mais je ne sais vraiment pas pourquoi.

Comme un penseur obscur l’a remarqué, les grandes distances existaient bien avant l’invention du kilomètre.

Cinq cents après l’invention de l’imprimerie, la plupart des gens sont incapables de s’essuyer les pieds au moment d’entrer dans un appartement.

J’aime énormément la vie. Mais, pour jouir du spectacle, il faut avoir une bonne place. Sur la terre, la plupart des places sont mauvaises. Il est vrai que les spectateurs ne sont en général pas très difficiles.

Notre coeur n’est pas le thermos parfait qui conserverait jusqu’à la fin, sans rien en perdre, l’ardeur de notre jeunesse.

Ceux qui prennent trop au sérieux la Vérité qu’ils croient posséder et dont ils veulent à tout prix assurer la victoire, deviennent des assassins. Le scepticisme est le bon remède contre le fanatisme. Les cerveaux humains sont encore plus précieux que les formules qu’ils élaborent.

Le Chef de gare est un malheureux qui ne voit que des gens qui partent. Il en voit même qui arrivent, direz-vous. Sans doute, mais ceux-là ne restent pas à la gare : ils s’en vont aussi.

Sachons goûter le bonheur de partir, même quand nous sommes sûrs de ne jamais arriver.

Depuis que l’instruction a été rendue obligatoire, le nombre de ceux qui du haut d’une tribune débitent de retentissantes âneries a beaucoup augmenté. Et, malheureusement, il nous est souvent difficile de ne pas entendre ce qui se dit. Ah! qu’il serait bon, dans bien des cas, de pouvoir abaisser sur nos tympans des paupières invisibles!

Ce n'est pas en posant aux écoliers, pendant des années, des questions qui n'admettent qu'une seule réponse acceptable, qu'on affine leur esprit et qu'on leur enseigne la tolérance.

Je n'ai plus peur de l'avenir depuis que j'ai caché dans les ressorts de mon lit un revolver chargé.

La vieillesse ne sert à rien. Si j'avais créé le monde, j'aurais mis l'amour à la fin de la vie. Les êtres auraient été soutenus, jusqu'au bout, par une espérance confuse et prodigieuse.

Ce serait déjà une bonne école, celle-là où, chaque jour, pendant quelques minutes, l'enfant serait émerveillé ou, simplement, étonné par ce qu'on lui révèle. Il y a un âge où l'on s'étonne facilement.

Ce qui occupe presque toute la place dans une vie humaine, ce sont les besognes quotidiennes et monotones, ce sont les heures où l'on attend, ces heures où rien n'arrive. L'homme normal est celui qui sait végéter.

J'ai tout usé en moi et autour de moi ; et cela est irréparable.

Henri Roorda.

lundi 4 février 2019

Les gens n’ont rien à se dire...

Céline et Lucette au Danemark
" Autant pas se faire d’illusions, les gens n’ont rien à se dire, ils ne se parlent que de leurs peines à eux chacun, c’est entendu. Chacun pour soi, la terre pour tous. Ils essaient de s’en débarrasser de leur peine, sur l’autre, au moment de l’amour, mais alors ça ne marche pas et ils ont beau faire, ils la gardent tout entière leur peine, et ils recommencent, ils essaient encore une fois de la placer. “Vous êtes jolie, mademoiselle”, qu’ils disent. Et la vie les reprend, jusqu’à la prochaine où on essaiera encore le même petit truc. “Vous êtes bien jolie, mademoiselle !…” "
Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit.