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samedi 25 mai 2019

Écrire pour vivre... ou Vivre pour écrire ?


" Comme dans un roman de Gabriel García Márquez (1927-2014), se croisent dans ce documentaire une foule de personnages pétillants d'intelligence et de vie, de savoureuses anecdotes, des histoires de famille déchirantes et des amours chevaleresques. Mais de ce foisonnement émerge un portrait étonnamment limpide de l'écrivain colombien devenu l'une des grandes voix de l'Amérique latine.
Comme dans un roman de Gabriel García Márquez, se croisent dans ce film une foule de personnages pétillants d'intelligence et de vie, d'innombrables péripéties, de savoureuses anecdotes, des histoires de famille déchirantes et des amours chevaleresques. Mais de ce foisonnement émerge un portrait étonnamment limpide de l'écrivain colombien devenu l'une des grandes voix de l'Amérique latine, comme un voyage au long cours sur le Magdalena, le formidable fleuve aux eaux chocolat qui baigna sa jeunesse caribéenne. Le périple commence inévitablement sur les rives de celui-ci, à Aracataca, la bourgade où l'écrivain passa les neuf premières années de sa vie, "entre réalité et magie", dans la demeure pleine de mystères de ses grands-parents, qu'il habitera toute sa vie dans ses rêves. Dans Cent ans de solitude, le roman qui, en 1967, pour ses 40 ans, lui a valu une gloire soudaine, il fera d'Aracataca la métaphore de tout un continent. "
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A voir...

lundi 29 avril 2019

Fante Family...

Famille Fante : Une famille pas si idyllique que ça !


Made in Fante, portrait de Dan Fante (1944-2015), écrivain hanté par son père.
Pas facile d'être le fils d'un grand écrivain. Surtout lorsqu'il s'agit de John Fante, coléreux, coureur et alcoolique. Dan Fante a longtemps vécu dans l'ombre de ce père mythique. Il raconte sa vie d'errance à New York, loin du Los Angeles de son enfance, faite de petits boulots et surtout d'alcool et de drogue. Car Dan Fante a poussé le mimétisme jusqu'à sombrer, comme son célèbre géniteur, dans l'enfer de la bouteille.
Mais arrivé à la quarantaine, il parvient à réaliser le rêve qu'il a longtemps caressé : écrire. Il publie son premier roman, "En crachant du haut des buildings", dans lequel il met en scène son double, Bruno Dante. D'autres suivront, sous influence assumée de Charles Bukowski… et de John Fante.
"Après, j'ai relu. Plusieurs fois. Pas mal ce poème. J'ai repensé à Jonathan Dante. C'était pour lui que j'avais écrit ça. Je me suis permis d'en écrire d'autres et que tous seraient pour lui" écrit-il dans un autre de ses livres "Les anges n'ont rien dans les poches".
Dans ce documentaire, périple entre l'Italie et Los Angeles avec un passage par le désert californien, Dan Fante confie sa difficile émancipation de la figure paternelle. Aujourd'hui quinquagénaire, il raconte qu'il rêve encore très souvent de lui. Les réunions de famille montrent elles aussi que le fantôme de John hante encore tous les Fante.
(Réalisation : François Lecauchois et Stéphane Muller Production: 5ème Planète)

Le Père omnipotent derrière le Fils...

samedi 26 janvier 2019

Jack London, une aventure américaine...

"Marin, vagabond, chercheur d’or, reporter et socialiste, Jack London a incarné l’aventure. Cent ans après sa mort, Michel Viotte retrace son intense parcours à travers un film très documenté.
L'écrivain Jack London (1876-1916) s’est imposé, entre la fin de la conquête de l’Ouest et la Première Guerre mondiale, comme l’une des grandes figures d'une Amérique en passe de devenir la première puissance mondiale. À la fois témoin et acteur de ses évolutions, l’auteur de Croc-Blanc a incarné cette plongée dans la modernité. Élevé dans la pauvreté à San Francisco, ce fils d’une astrologue peu aimante, adopté par son époux John London, a travaillé dès 14 ans. Le jeune prolétaire et futur socialiste dénoncera plus tard les dérives du capitalisme. Mais le large appelle cet aventurier dans l’âme. Marin et pilleur d’huîtres, il devient chercheur d’or dans le Grand Nord lors de la ruée de 1897. Des expériences qui lui fourniront sa matière littéraire, la vie et l’œuvre de Jack London étant indissociables. Devenu grand reporter et photographe, il couvre la guerre russo-japonaise, le tremblement de terre de San Francisco de 1906 ou la révolution mexicaine, avant d’explorer, à bord de son voilier Snark, les archipels des mers du Sud. Sa mort prématurée à 40 ans laissera inachevé son rêve ultime de rancher californien.
Insatiable explorateur
Réalisé à l’occasion du centenaire de sa disparition, ce passionnant documentaire retrace le destin hors normes de Jack London, à travers des archives exceptionnelles, souvent inédites, dont les remarquables photographies que l’écrivain voyageur a prises lui-même. Il mêle les témoignages de spécialistes à des scènes de reconstitution tournées dans le Grand Nord canadien, en Polynésie et dans son ranch de la vallée de Sonoma, sur les traces de cet insatiable explorateur de la nature, qu’elle soit sauvage ou humaine."

Samedi 26 Janvier 2019 à 20h50, sur Arte,  Durée : 1h40.
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samedi 3 novembre 2018

Paul Léautaud, le clochard des lettres françaises...


"Ce film de 74 minutes retrace la vie de cet écrivain qui fut rendu célèbre, entre autres, auprès du grand public par ses entretiens à la radio avec Robert Mallet..."

Jeudi 8 décembre 1932
J’ai reçu son livre à sa publication, avec un envoi, ce qui me donne à peser qu’il (Céline) me connait comme écrivain. Il est encore dans mon casier, dans mon bureau. Pas lu, naturellement. Je l’ai regardé un peu, ce soir, sur ce que m’en disait Auriant, qui en parle comme d’un livre remarquable (…) Le peu que j’ai lu, je ne crois pas que ça me plairait beaucoup. Je n’ai pas beaucoup de goût pour la littérature de mœurs populaire. 

Jeudi 13 juin, 1936
Arrivent ensuite Gaston Gallimard et sa femme. On se met à table. Conversation, moi muet tout d’abord, sur le dernier roman de Céline : Mort à crédit. Unanimité à le célébrer. Grand déplaisir pour ma part à entendre parler d’un livre et le célébrer sous le jour d’une chose réussie, bien combinée, produisant bien ses effets, comme un tour de force difficile et réussi, la difficulté à vaincre etc. etc. Je n’ai jamais pu voir la littérature sous cet aspect On me demande mon avis. Je dis que lorsque j’ai reçu le premier Céline :«Voyage au bout de la nuit», je l’ai feuilleté et quand j’ai vu ce vocabulaire je l’ai laissé là, que je n’ai lu du nouveau que des extraits dans des articles de critiques et que cela me suffit. Je n’ai aucun goût pour ce style volontairement fabriqué, que les inventions ne m’intéressent pas comme sujet ni comme forme. J’ajoute que dans moins de cinq ans, on ne pourra plus lire un livre de ce genre.

Paul Léautaud, Journal littéraire, Mercure de France.