[La fonction du livre est] de nous secouer et de nous éveiller, et de nous coller de force la face contre la réalité de l’homme et la réalité du monde. Hyvernaud.
Si j'étais riche, je sais bien ce que je ferais : j'achèterais la fôret de Compiègne, je ferais bâtir un mur autour, et alors je pourrais enfin pisser tranquille. Rudigoz.
On devrait prendre l’habitude de promener les nouveau-nés dans les allées des cimetières pour les habituer très tôt à leur véritable avenir. Sternberg.
Hank est un trentenaire échoué sur une île déserte et il le vit tellement mal qu'il est sur le point de se pendre. Mais au moment où il passe la corde au cou, l'océan rejette le cadavre d'un homme. Hank y voit là un signe et quand il l'examine, il constate que les gaz de décomposition de son nouvel ami peuvent lui permettre de quitter son île...
"Ce film de 74 minutes retrace la vie de cet écrivain qui fut rendu célèbre, entre autres, auprès du grand public par ses entretiens à la radio avec Robert Mallet..."
Jeudi 8 décembre 1932
J’ai reçu son livre à sa publication, avec un envoi, ce qui me donne à peser qu’il (Céline) me connait comme écrivain. Il est encore dans mon casier, dans mon bureau. Pas lu, naturellement. Je l’ai regardé un peu, ce soir, sur ce que m’en disait Auriant, qui en parle comme d’un livre remarquable (…) Le peu que j’ai lu, je ne crois pas que ça me plairait beaucoup. Je n’ai pas beaucoup de goût pour la littérature de mœurs populaire.
Jeudi 13 juin, 1936
Arrivent ensuite Gaston Gallimard et sa femme. On se met à table. Conversation, moi muet tout d’abord, sur le dernier roman de Céline : Mort à crédit. Unanimité à le célébrer. Grand déplaisir pour ma part à entendre parler d’un livre et le célébrer sous le jour d’une chose réussie, bien combinée, produisant bien ses effets, comme un tour de force difficile et réussi, la difficulté à vaincre etc. etc. Je n’ai jamais pu voir la littérature sous cet aspect On me demande mon avis. Je dis que lorsque j’ai reçu le premier Céline :«Voyage au bout de la nuit», je l’ai feuilleté et quand j’ai vu ce vocabulaire je l’ai laissé là, que je n’ai lu du nouveau que des extraits dans des articles de critiques et que cela me suffit. Je n’ai aucun goût pour ce style volontairement fabriqué, que les inventions ne m’intéressent pas comme sujet ni comme forme. J’ajoute que dans moins de cinq ans, on ne pourra plus lire un livre de ce genre.
Paul Léautaud, Journal littéraire, Mercure de France.
Sortie : 12 septembre 2018
Synopsis :
U.R.S.S., 1971.
Six jours dans la vie de l’auteur Sergei Dovlatov, alors journaliste pour des magazines au service de la propagande du régime - mais qui rêve avant tout d’écrire un grand livre.
Six jours dans l’intimité d’un artiste brillant et caustique, qui se bat pour continuer à écrire avec intégrité malgré les persécutions d’une écrasante machine politique.
Six jours qui façonnent le destin d’un des plus grands écrivains russes du XXème siècle, qui fut capable de penser au-delà des limites imposées par le régime soviétique.
Je viens de découvrir par hasard qu'il existe un film sur l'un de mes écrivains russe préférés : Sergueï Dovlatov.
J'espère que cela poussera les éditeurs à rééditer son oeuvre !...
A lire : Telerama Russia Beyond In cine veritas
Je vais essayer de le voir...
Par contre, l'acteur qui joue Dovlatov m'a l'air plus frêle que l'original... :)
samedi 11 novembre 2017
La Bête aveugle, Blind Beast (1969), Yasuzō Masumura.