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| Faut vraiment que j'aille chez le coiffeur, moi ! |
[La fonction du livre est] de nous secouer et de nous éveiller, et de nous coller de force la face contre la réalité de l’homme et la réalité du monde. Hyvernaud.
Si j'étais riche, je sais bien ce que je ferais : j'achèterais la fôret de Compiègne, je ferais bâtir un mur autour, et alors je pourrais enfin pisser tranquille. Rudigoz.
On devrait prendre l’habitude de promener les nouveau-nés dans les allées des cimetières pour les habituer très tôt à leur véritable avenir. Sternberg.
Affichage des articles dont le libellé est Cioran. Afficher tous les articles
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dimanche 3 mai 2020
mardi 21 avril 2020
mardi 14 avril 2020
mardi 7 avril 2020
mercredi 1 avril 2020
dimanche 29 mars 2020
jeudi 26 mars 2020
Rions un peu avec Mimil... #3
mardi 24 mars 2020
Rions un peu avec Mimil... #2
dimanche 22 mars 2020
Rions un peu avec Mimil... #1
Pendant cette période d'infamie, d’épidémie, de pandémie, de pénurie, d'un-mètre-pas-moins et surtout de solitude sociale, pourquoi ne pas rire un peu et se tartiner du baume au cœur ? J’essayerais ici, dans la mesure du possible, pendant cette période de confinement gouvernemental obligatoire, de publier un post le plus régulièrement possible pour vous dilater la rate et pour que vous puissiez sonoriser votre quartier par un grand éclat de rire!
N'hésitez-pas à faire la même chose chez vous… (@Knulp)
Rions un peu avec Emil… Emil Cioran bien sûr ! Ce grand déconneur devant l'Eternel ! Ce grand clown mystique !… Qui, j’en suis certain, vous fera rire à gorge déployée. Car, comment ne pas être pris d’une bonne poilade mystique aigüe à l’évocation de ces titres : “Sur les cimes du désespoir”, “Le Crépuscule des pensées”, “Bréviaire des vaincus”, “Syllogismes de l'amertume”, “La Tentation d'exister”, “De l'inconvénient d'être né”, “Le mauvais démiurge”, “Écartèlement”, “Précis de décomposition” (surtout en ce moment).
Après, si vous ne trouvez pas ça drôle, j’ai envie de dire, c'est votre problème…
N'hésitez-pas à faire la même chose chez vous… (@Knulp)
Rions un peu avec Emil… Emil Cioran bien sûr ! Ce grand déconneur devant l'Eternel ! Ce grand clown mystique !… Qui, j’en suis certain, vous fera rire à gorge déployée. Car, comment ne pas être pris d’une bonne poilade mystique aigüe à l’évocation de ces titres : “Sur les cimes du désespoir”, “Le Crépuscule des pensées”, “Bréviaire des vaincus”, “Syllogismes de l'amertume”, “La Tentation d'exister”, “De l'inconvénient d'être né”, “Le mauvais démiurge”, “Écartèlement”, “Précis de décomposition” (surtout en ce moment).
Après, si vous ne trouvez pas ça drôle, j’ai envie de dire, c'est votre problème…
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| Un petit jeu ? Qui suis-je ? |
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| Fenêtre sur le rien 1941-1945 (à ne pas confondre avec "Fenêtre sur cour") @Art et Fenêtres. |
jeudi 12 septembre 2019
jeudi 8 août 2019
mardi 18 juin 2019
jeudi 28 février 2019
La liberté...
“On ne demande pas la liberté, mais l’illusion de liberté. C’est pour cette illusion que l’humanité se démène depuis des millénaires. Du reste la liberté étant, comme on a dit, une sensation, quelle différence y a-t-il entre être libre et se croire libre ?”Cioran, Cahiers.
jeudi 21 février 2019
Comme une putain dans un monde sans trottoirs...
“ Quand je surprends en moi un mouvement de révolte, j’avale un somnifère ou consulte un psychiatre. Tous les moyens sont bons pour celui qui poursuit l’Indifférence sans y être prédisposé. ”
“ Prémisse des fainéants, de ces métaphysiciens nés, le Vide est la certitude que découvrent, au bout de leur carrière, et comme récompense à leurs déceptions, les braves gens et les philosophes de métier. ”
“ Je vadrouille à travers les jours comme une putain dans un monde sans trottoirs. ”
“ Toutes les eaux sont couleur de noyade. ”
“ La tristesse : un appétit qu’aucun malheur ne rassasie. ”
“ Ces heures où il me semble inutile de me lever aiguisent ma curiosité des Incurables. Rivés à leur lit, et à l’Absolu, qu’ils doivent en savoir long sur les choses ! Mais je ne me rapproche d’eux que par les virtuosités de la torpeur, par les ruminations de la grasse matinée. ”
“ Tant que l’ennui se borne aux affaires du cœur tout est encore possible ; qu’il se répande dans la sphère du jugement, c’en est fait de nous. ”
“ Pour manier les hommes, il faut pratiquer leurs vices et en rajouter. Voyez les papes : tant qu’ils forniquaient, s’adonnaient à l’inceste et assassinaient, ils dominaient le siècle ; et l’Église était toute puissante. Depuis qu’ils en respectent les préceptes, ils ne font que déchoir ; l’abstinence, comme la modération, leur aura été fatale ; devenus respectables, plus personne ne les craint. Crépuscule édifiant d’une institution. ”
“ Il n’est pas élégant d’abuser de la malchance ; certains individus, comme certains peuples, s’y complaisent tant, qu’ils déshonorent la tragédie. ”
Emil Cioran, Syllogismes de l'amertume, Folio, 1952.
dimanche 17 février 2019
Contre l’encens zoologique...
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| Choubaka lit Emil Cioran (c)CHOUBAKA et SHADOKO |
“ Après les métaphores, la pharmacie. — C’est ainsi que s’effritent les grands sentiments. ”
“ Commencer en poète et finir en gynécologue ! De toutes les conditions, la moins enviable est celle d’amant. ”
“ On déclare la guerre aux glandes, et on se prosterne devant les relents d’une pouffiasse… Que peut l’orgueil contre la liturgie des odeurs, contre l’encens zoologique ? ”
“ Dans la volupté, comme dans les paniques, nous réintégrons nos origines ; le chimpanzé, relégué injustement, atteint enfin à la gloire — l’espace d’un cri. ”
“ Deux victimes besogneuses, émerveillées de leur supplice, de leur sudation sonore. À quel cérémonial nous astreignent la gravité des sens et le sérieux du corps ! Pouffer de rire en plein râle, — unique moyen de défier les prescriptions du sang, les solennités de la biologie. ”
“ Au temps où l’humanité, à peine développée, s’essayait au malheur, nul ne l’aurait crue capable d’en produire un jour en série. ”
“ L’homme sécrète du désastre. ”
Emil Cioran, Syllogismes de l'amertume, Folio, 1952.
vendredi 8 février 2019
Toute gloire est risible...
" Paris : des insectes comprimés dans une botte. Être un insecte célèbre. Toute gloire est risible ; celui qui y aspire doit vraiment avoir le goût de la déchéance. "Cioran, Cahiers.
vendredi 25 janvier 2019
La vie en souffre...
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| Emil Cioran |
" Je procède comme les peintres ; je dessine, je veux dire, j’écris les contours d’un texte ; puis, j’étoffe, je procède par couches successives ; ce qui entraîne nécessairement contradictions, incompatibilités, disparates ; c’est un risque à prendre, que je prends. Mais un esprit cohérent, que fait-il ? Il pose une définition et ne veut en démordre ; il viole le problème dont il traite, il le torture en tout cas ; la logique y gagne ; la vie en souffre. Lui aussi, il prend ses risques. "Cioran, Cahiers.
lundi 5 novembre 2018
La médiocrité d’une vie nulle et stérile...
"Comme j’aimerais que tous ces gens occupés ou investis de missions, hommes et femmes, jeunes et vieux, sérieux ou superficiels, joyeux ou tristes, abandonnent un beau jour leurs besognes, renonçant à tout devoir ou obligation, pour sortir dans la rue et cesser toute activité ! Ces gens abrutis, qui travaillent sans raison ou se gargarisent de leur contribution au bien de l’humanité, trimant pour les générations à venir sous l’impulsion de la plus sinistre des illusions, se vengeraient alors de toute la médiocrité d’une vie nulle et stérile, de cet absurde gaspillage d’énergie si étranger à tout avancement spirituel. Que je goûterais ces instants, où plus personne ne se laisserait leurrer par un idéal ni tenter par aucune des satisfactions qu’offre la vie, où toute résignation serait illusoire, où les cadres d’une vie normale éclateraient définitivement ! Tous ceux qui souffrent en silence, sans oser exprimer leur amertume par le moindre soupir, hurleraient alors dans un chœur sinistre, dont les clameurs épouvantables feraient trembler la terre entière. Puissent les eaux déferler et les montagnes s’ébranler effroyablement, les arbres exhiber leurs racines comme une hideuse et éternelle remontrance, les oiseaux croasser à l’instar des corbeaux, les animaux épouvantés déambuler jusqu’à l’épuisement. Que tous les idéaux soient déclarés nuls ; les croyances — des broutilles ; l’art — un mensonge, et la philosophie — de la rigolade. Que tout soit éruption et effondrement. Que de vastes morceaux arrachés du sol s’envolent et soient réduits en poussière ; que les plantes composent dans le firmament des arabesques bizarres, des contorsions grotesques, des figures mutilées et terrifiantes. Puissent des tourbillons de flammes s’élever dans un élan sauvage et envahir le monde entier, pour que le moindre vivant sache que la fin est proche. Que toute forme devienne informe et que le chaos engloutisse dans un vertige universel tout ce qui, en ce monde, possède structure et consistance. Que tout soit fracas dément, râle colossal, terreur et explosion, suivis d’un silence éternel et d’un oubli définitif. Qu’en ces moments ultimes les hommes vivent à une telle température que tout ce que l’humanité a jamais ressenti en matière de regret, d’aspiration, d’amour, de haine et de désespoir éclate en eux dans une explosion dévastatrice. Dans un tel bouleversement, où plus personne ne trouverait de sens à la médiocrité du devoir, où l’existence se désintégrerait sous la pression de ses contradictions internes, que resterait-il hormis le triomphe du Rien et l’apothéose du non-être ?"
vendredi 3 novembre 2017
Il ne fallait pas engendrer...
Emil Cioran, Cahiers."La seule chose que je me flatte d’avoir comprise très tôt, avant ma vingtième année, c’est qu’il ne fallait pas engendrer. Mon horreur du mariage, de la famille, et de toutes les conventions sociales, vient de là. C’est un crime que de transmettre ses propres tares à une progéniture, et l’obliger ainsi de passer par les mêmes épreuves que vous, par un calvaire peut-être pire que le vôtre. Donner vie à quelqu’un qui hériterait de mes malheurs et de mes maux, je n’ai jamais pu y consentir. Les parents sont tous des irresponsables ou des assassins. Les brutes seules devraient s’employer à enfanter. La pitié empêche qu’on soit « géniteur ». Le mot le plus atroce que je connaisse."
Cioran
jeudi 2 novembre 2017
La foi...
" Ceux qui disent que toutes les aberrations contemporaines et tous les excès qu’a connus notre siècle sont dus à notre éloignement de Dieu oublient trop vite que le Moyen Âge fut encore plus cruel que notre époque, et que la foi, loin d’atténuer notre férocité, l’exacerbe davantage. Car toute foi est passion, et passion signifie aussi bien appétit de souffrir que de faire souffrir. Dès qu’on cesse d’être objet, et dès qu’on ne se moule plus sur la matière, sur l’univers indifférent et froid, on tombe dans les folies et la démesure de l’âme qui est feu, et qui n’existe que pour autant qu’elle se dévore. "Emil Cioran, Cahiers.
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