dimanche 5 avril 2020

De la légèreté... avec Lexomil...


Marina TsvetaevaVivre dans le feu.

Elle m'inspira ce petit haïku :

Avec Cioran, vous achetez la corde...
Avec Marina Tsvetaeva, vous montez sur la chaise...
Avec Beckett, vous hésitez...

samedi 4 avril 2020

Le Coeur supplicié


Mon triste cœur bave à la poupe…
Mon cœur est plein de caporal!
Ils y lancent des jets de soupe,
Mon triste cœur bave à la poupe…
Sous les quolibets de la troupe
Qui lance un rire général,
Mon triste cœur bave à la poupe,
Mon cœur est plein de caporal!

Ithyphalliques et pioupiesques
Leurs insultes l’ont dépravé;
À la vesprée, ils font des fresques
Ithyphalliques et pioupiesques;
Ô flots abracadabrantesques,
Prenez mon cœur, qu’il soit sauvé!
Ithyphalliques et pioupiesques,
Leurs insultes l’ont dépravé.

Quand ils auront tari leurs chiques,
Comment agir, ô cœur volé?
Ce seront des refrains bachiques
Quand ils auront tari leurs chiques!
J’aurai des sursauts stomachiques
Si mon cœur triste est ravalé!
Quand ils auront tari leurs chiques,
Comment agir, ô cœur volé?

Arthur Rimbaud, 1871.

vendredi 3 avril 2020

Le prurit littéraire est incurable...

Anton Tchekhov
« Aussitôt l’enfant né, on le lavera avec soin, puis après lui avoir donné le temps de se remettre de ses premières impressions, on le fustigera vigoureusement en lui répétant : “N’écris pas ! N’écris pas ! Ne sois pas écrivain !” Si, en dépit d’une pareille correction, le dit enfant manifeste une inclination pour la littérature, on essaiera alors la douceur. Et si la douceur ne donne pas non plus de résultat, abandonnez donc l’enfant à sa destinée et inscrivez “fichu”. Le prurit littéraire est incurable. »

Anton Tchekhov, Règles du jeu à l'usage des écrivains novices.

jeudi 2 avril 2020

Ce sont les femmes qui distribuent le bonheur...


Marcel Lévy, La Vie et moi, chronique et réflexions d'un raté, Editions Phébus libretto.💖